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Michel Danastasio calligraphe

Michel D'anastasio

Michel D’anastasio

Artiste peintre gaucher

Michel profite d’un séjour à Malte, au moment où le pays de ses ancêtres fête son entrée dans l’Union Européenne, pour effectuer des recherches généalogiques. Il prend alors qu’une partie de sa famille est d’origine juive.
Au cours d’un voyage en Israël, quelques mois plus tard, Michel ressent une attirance pour la culture . Il est notamment fasciné par l’ hébreu. Dès son retour à Paris, il commence à étudier seul et assidument, à raison de plusieurs heures par semaine… Les lettres sont agréables à travailler et Michel ressent les émotions artistiques de ses débuts. Un nouveau monde s’ouvre à lui, avec une nouvelle palette de formes et de signes.

Michel découvre la cursive, plus vivante, plus libre et plus . L’ initiale se meut en une évidente et farouche volonté : maitriser les de l’ pour mieux le moderniser à sa , comme il l’avait fait auparavant avec l’ en calligraphie  latine. Aujourd’hui, Michel prend des cours d’hébreu pour ressentir plus profondément la signification du signe qui nait sous ses doigts.

Rapidement, le travail se diversifie, Michel utilise de nouveaux supports pour mettre en valeur ses œuvres. Les photographies des lettres calligraphiques et les objets de décoration remportent un grand succès.

Shortly after Malta celebrated joining the European Union; Michel made a at the country of his ancestors, only to discover his long lost Jewish roots.
Some couple of months later, during his voyage to Israel, Michel found the for Hebrew culture. He was primarily fascinated by the Hebrew . After his return to Paris, he began an intense self-study of the encompassing hours and hours per week… The letters are beautiful to work with, and Michel felt strong artistic emotions from the very beginning of his artistic journey. A New world had been opened to him with its new palette of shapes and signs.

Michel discovered the cursive letters to be much livelier, more modern, and enabled a higher degree of artistic freedom. The initial has transformed itself into an evident and careful will: to improve and modernize the Hebrew mastery of outlines according to his vision, and in the same manner as he previously did with the Roman .

Today, Michel takes Hebrew lessons in order to feel and understand more strongly the meaning of the signs adorning under his fingers. The work has become diverse quickly; Michel uses new materials to add on value to his works of art. Photographs of beautifully written letters and objects of decoration make great enhancements to his art.

Calligraphies sur http://www.script-sign.com

Michel D’Anastasio

(19.01.1968, Melun – France) is a left-handed calligrapher, painter and graphic designer.

His work is bearer of harmony of the letters, letters roman and abstract signs.

Approach to the creation of 2004 to presence…

Michel profited of his stay in Malta short after the country of his ancestors celebrated joining the European Union to make the .  This was how he discovered the fact of one party of his family has been being of the Jewish origin.

During his voyage to Israel, some couple of months later, Michel found the for .  He is fascinated mainly by the Hebrew . After his return to Paris, he started study perseveringly as a self-thought in hours and hours per week… The letters are beautiful to work with them and Michel felt these artistic emotions in very beginning of his artistic journey. New world has been opened to him with its new palette of shapes and signs.

Michel discovered the cursive letters, much more lifeful, more free and modern. The primary has transformed itself to the evident and careful will: to improve and to modernize mastery of outlines of as he likes and in the same way as he used to do with roman before.

Today, Michel takes the lessons of to feel the meaning of signs aborning under his fingers much more strongly.

The work has become diverse quickly, Michel uses new materials to add on value of his works of art. Photographs of beautifully written letters and objects of decoration make great successful profit.

As an artistic director of the visual agency he creates logos and logotypes using calligraphic creations to build the graphic images, and decorative lightening and lamps. His calligraphic creation: “Decomotions” was selected for publication of “Design and .com – of the year 2008”

Expositions

Comptoir des écritures, Paris (France) / 2 – 30 April 2009 > www.comptoirdesecritures.com

Centre culturel d’Ormesson (France) / 25 January – 8 February 2009 > www.ville-ormesson-sur-marne.fr

Festival Callifest 2008, Mumbay (India) / 15 – 21 December 2008 > www.achyutpalav.com/calfest.htm

Maison des MICI – AFA, Paris (France) / 6 – 30 November 2008 > www.afa.asso.fr

-&-Miss, Paris (France) / 4 – 31 May 2007 > www.art-et-miss.com

Café Culturel,  Saint Denis (France) / 27 February – 31 March 2006 > www.cafeculturel.org

-&-Miss, Paris (France) / 2 February – 28 Fbruary 2006 > www.art-et-miss.com

Saint James Cavalier Centre for creativity, Valetta (Malta) / 13 October – 13 November 2005 > www.sjcav.org

Ministry of Gozo Island, Gozo (Malta) / 2 September – 30 September 2005 > www.gozo.gov.mt

Fiap Espace Jean Monet, Paris (France) / 21 September – 9 October 2004 > www.fiap.asso.fr/europe

ART O NIVEO, Brugge (Belgium) / 3 December 2003 – 26 January 2004 > www.artonivo.be

Workshops

Maison des MICI – AFA, Paris (France) / 28 February 2009 > www.afa.asso.fr

Centre culturel d’Ormesson (France) / 28 January 2009 > www.ville-ormesson-sur-marne.fr

Callifest 2008, Mumbay (India) / 15 – 21 December 2008 > www.achyutpalav.com/calfest.htm

Mercator – KERKCENTRUM «DE GAARDE», Bunnik (Nederlands) 29 January 2005 > www.verenigingmercator.nl

Dossier de presse

Michel d’Anastasio / Artiste Calligraphe

Site :

www.script-sign.com

Introduction

Michel D’Anastasio, 41 ans, exerce comme artiste et à Paris depuis une dizaine d’années.

Son travail porte sur l’harmonie des lettres hébraïques et latines ainsi que sur les signes abstraits.

Sommaire

1    Parcours

2    Techniques

3    Site Internet

4    Expositions

5    Articles de presse


1. Parcours

1. Le cadeau

1989

La passion de Michel pour la calligraphie remonte à son 21e anniversaire. Son approche est d’abord autodidacte : sa sœur lui offre un coffret contenant un stylo plume et une méthode de calligraphie.

Dès les premiers moments, il constate que la méthode, tout comme les livres spécialisés, ont été conçus pour les droitiers. Or Michel est gaucher !

2. Premier concours

1989-1990

Michel se prépare seul à son premier concours, en s’appuyant sur trois articles de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1789.

1990

Une rencontre importante marque l’année 1990 : Michel découvre Ductus, la première association française de calligraphie. Cette association prône un travail approfondi de la calligraphie « Chancelière » et favorise les rencontres entre calligraphes amateurs, calligraphes professionnels et graphistes… Michel est alors sensibilisé à la mise en page, à la mise en couleurs et à différentes techniques de calligraphie. C’est par l’intermédiaire de Ductus qu’il fait la connaissance de calligraphes chinois et de grands maîtres français comme Claude Médiavilla ou Jean Larcher.

Aux côtés de Claude Médiavilla, Michel acquiert la conviction qu’il doit persister dans cette voie et trouve la volonté d’avancer par lui-même, en mettant notamment en place sa propre méthode de calligraphie pour gaucher. Michel s’entraîne sans relâche deux heures par jour, pendant plus de trois ans.

3. Gestuelle

1993

Un stage d’une semaine chez Bernard Arin, au Scriptorium, à Saint Martin le Touche (dans la banlieue de Toulouse), conforte Michel dans sa démarche et l’entraîne à poursuivre son travail solitaire : « La gestuelle ».

Cette étape marque aussi un nouveau départ, avec de nouvelles ambitions calligraphiques. Suite à ce stage, Michel décide de suivre une formation de maquettiste PAO, à l’école Estienne. Cette formation vient compléter le travail graphique antérieur en y ajoutant des notions de création et de fabrication.

Cette formation constitue également un lieu de découverte : le caractère, les compositions, les règles typographiques (avec Pierre Duplan, spécialiste reconnu de la et de la mise en page).

4. Apprentissage de la technique

1993-1996

Michel multiplie les travaux : compositions d’abécédaires, essais divers sur des poèmes et un travail important sur la charte de jumelage entre les villes de Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne) et Busteni (Roumanie). Au fil de ses recherches, Michel acquiert une certaine habilité qui lui permet d’aborder de nouveaux champs d’expérimentations : couleurs, matières, formats, techniques…

7. Évolution

1997-2003

Deuxième rencontre d’importance : l’association « l’Aractère ». Dans une quête incessante de nouvelles techniques, et avec l’aide de son professeur Kitty Sabatier, Michel met au point une technique pour gaucher. A partir de 1997, il n’aura de cesse de chercher de nouveaux outils pour élargir le champ d’investigation de ses créations. Progressivement, il utilise de nouveaux instruments : le Coca-Pen (plume formée à partir d’une cannette de Coca-Cola), les pigments, la gaze, le sable, le plâtre et la feuille d’or. Ces outils lui ouvrent de nouveaux horizons et lui permettent d’enrichir sa création. Michel a alors l’impression profonde d’avoir découvert sa véritable voie et se sent en harmonie complète avec son signe calligraphique.

8. Approche de la création

2004 à aujourd’hui….

Michel profite d’un séjour à Malte, au moment où le pays de ses ancêtres fête son entrée dans l’Union Européenne, pour effectuer des recherches généalogiques. Il prend alors qu’une partie de sa famille est d’origine juive. Au cours d’un voyage en Israël, quelques mois plus tard, Michel ressent une attirance pour la culture .  Il est notamment fasciné par l’ hébreu. Dès son retour à Paris, il commence à étudier seul et assidûment, à raison de plusieurs heures par semaine… Les lettres sont agréables à travailler et Michel ressent les émotions artistiques de ses débuts. Un nouveau monde s’ouvre à lui, avec une nouvelle palette de formes et de signes. Michel découvre la cursive, plus vivante, plus libre et plus . L’ initiale se meut en une évidente et farouche volonté : maîtriser les de l’ pour mieux le moderniser à sa , comme il l’avait fait auparavant avec l’ latin. Aujourd’hui, Michel prend des cours d’hébreu pour ressentir plus profondément la signification du signe qui nait sous ses doigts. Rapidement, le travail se diversifie, Michel utilise de nouveaux supports pour mettre en valeur ses œuvres. Les photographies des lettres calligraphiques et les objets de décoration remportent un grand succès.


2. Techniques

«Une grande démarche en somme pour la liberté du signe»

«Ce nouvel élément conféra une dimension mystique inattendue»

Les couleurs

Dès qu’il fut à l’aise dans la maîtrise du signe, Michel s’attacha à diversifier ses couleurs, avec une nouvelle dimension du signe et un apprentissage proportionnel du signe dans l’espace.

La peinture acrylique

Ce fut d’abord de la peinture acrylique, avec des mélanges de couleurs de pigments primaires, à l’aide de pinceaux, rouleaux et Drawing gum. Cette peinture est directement créée à base de liants médiums et de pigments primaires. Elle permet une grande part de naturel dans la créativité des fonds (relief, effet de cratères) avec des liants brillant et mats.

Le Coca-Pen (Cocopen)

Cet outil extraordinaire eut des répercussions importantes sur le travail de Michel. Il s’agit du métal d’une cannette de Coca-Cola, fendue et pliée en deux, prenant ainsi la forme d’un couteau de cuisine. Trempé dans du brou de noix, le Coca-pen se révèle un métal souple, vibrant sur le papier, et faisant glisser l’encre très naturellement… Une grande démarche en somme pour la liberté du signe. Mais cette apparente liberté est aussi liée à une extrême rigueur du fait de la pointe de la plume sur le papier : cette gestuelle demande en effet une grande dextérité et une forte concentration pour donner à chacun des signes transcrits.

Le pigment

Le recours aux pigments permit véritablement à Michel de créer des «contrastes de » : succession de lignes d’aplats de pigments primaires, fixés avec du fiel de bœuf, des liants acryliques médiums et mats ainsi que de la gomme arabique.

Cette nouvelle technique créative donna lieu à une nouvelle phase de créativité, permettant de créer des ambiances de contraste, de fonds sombres (très souvent le noir) et des couleurs puissantes ; la lumière venant mettre en évidence la stabilité des signes calligraphiques.

La gaze

La gaze a été la base d’une nouvelle technique : le travail de masquage. Le principe en est simple: des signes calligraphiques sont déposés avec du Drawing gum sur une grand feuille de papier. Après le séchage, des morceaux de gaze sont recouverts de peinture et déposés sur la feuille. On recouvre enfin les parties restées non peintes avec une sombre.

Les matières

Les matières de toutes ces calligraphies s’avèrent inattendues lorsqu’on les observe par le biais d’une photo numérique en prise de vue macro : univers lunaire avec des cratères, des montagnes et des reliefs poudreux colorés. Dans le détail, les signes calligraphiques représentent des incises que l’on retrouve sur des calligraphies lapidaires (capitales romaines gravées sur les pierres des monuments romains). C’est ainsi que le relief a fait son apparition dans les œuvres de Michel. Une autre amélioration consista ensuite dans un travail minutieux sur les aplats de couleurs fortes où se retrouve un style de patine tel qu’il apparaît sur les murs anciens.

Puis Michel s’attela à un nouvel ingrédient : le sable rouge, ramassé lors d’un séjour sur une plage de Gozo, près de Malte. Ce nouvel élément conféra une dimension mystique inattendue. Michel découvre, lors d’un voyage en Israël, les encres qu’utilisent les sofers (calligraphes religieux chargés d’écrire la et les autres textes bibliques).

Supports

La plupart du temps, Michel utilise des papiers de grammage et d’aspect différents et du parchemin véritable. Mais il utilise aussi des toiles montées sur châssis, ainsi que, depuis peu, la photographie de ses œuvres.

Feuilles de cuivre dorées et de feuilles d’or

Très récemment, Michel a ajouté à ses techniques habituelles la pose de feuilles de cuivre dorées et d’or. Ces feuilles permettent de faire ressortir la dominante des créations.

3. Site Internet

« www.script-sign.com » est la vitrine la plus fidèle du travail de Michel.


4. Expositions & démonstrations

Expositions
Comptoir des écritures (France) / 2 – 30 Avril 2009 > www.comptoirdesecritures.com

Centre culturel d’Ormesson (France) / 25 Janvier – 8 Février 2009 > www.ville-ormesson-sur-marne.fr

Festival Callifest 2008 Collègue des arts de Bombay (Inde) / 15 – 21 Décembre 2008 > www.achyutpalav.com/calfest.htm

Maison des MICI – AFA à Paris (France) / 6 – 30 Novembre 2008 > www.afa.asso.fr

-&-Miss à Paris (France) / 4 – 31 Mai 2007 > www.art-et-miss.com

Café Culturel à Saint Denis (Val d’Oise) / 27 Février – 31 Mars 2006 > www.cafeculturel.org

-&-Miss à Paris (France) / 2 Février – 28 Février 2006 > www.art-et-miss.com

Saint James Cavalier Centre pour la création à la Valette (Malte) / 13 Octobre – 13 Novembre 2005 > www.sjcav.org

Ministère de Gozo île de Gozo (Malte) / 2 Septembre – 30 Septembre 2005 > www.gozo.gov.mt

Fiap Espace Jean Monet Paris (France) / 21 Septembre – 9 Octobre 2004 > www.fiap.asso.fr/europe

ART O NIVEO Bruges (Belgique) / 3 Décembre 2003 – 26 Janvier 2004 > www.artonivo.be

Démonstrations

Maison des MICI – AFA à Paris (France) / 28 février 2009 > www.afa.asso.fr

Centre culturel d’Ormesson (France) / 28 Janvier 2009 > www.ville-ormesson-sur-marne.fr

Callifest 2008 Collègue des arts de Bombay (Inde) / 15 – 21 Décembre 2008 > www.achyutpalav.com/calfest.htm

Mercator – KERKCENTRUM «DE GAARDE» à BUNNIK (Pays-Bas) 29 Janvier 2005 > www.verenigingmercator.nl


5 Articles de presse

Que les maltais se le disent :

De l’autre côté de la mer, là-bas sous le ciel souvent gris de Paris,

Un artiste témoigne de leur culture et le fait rayonné dans le monde…

Malte 2005

A 37 ans, Michel d’Anastasio, - vivant à Paris, réalise un vieux rêve :

Exposer sur la terre de ses ancêtres.

Après avoir étudié la calligraphie pendant 16 ans auprès de professeurs de renom, tels que Claude Médiavilla ou Kitty Sabatier, Michel d’Anastasio a choisi de s’échapper de l’écriture conventionnelle pour créer son style… Le geste est libéré mais précis… Le signe est roi…

Son style est né, unique, parce que Michel est gaucher et qu’il n’écrit pas avec des instruments traditionnels… A la plume, il préfère le Cola-Pen (récupération du métal de la fameuse boisson gazeuse, savamment découpé et plié en forme de couteau) ou le cure-dents en plume d’oie. Au travers des pigments de couleurs et de matières variées (gaze, sable, feuilles d’or, gomme arabique, aquarelles), Michel met en lumière de façon artisanale d’anciens textes maltais ; une façon pour lui de renouer sur la toile avec l’histoire de ses origines, dont ses parents lui ont tant parlé. Il faut regarder son travail de loin puis s’en approcher et l’observer de près pour percevoir encore plus la richesse et la beauté du trait.

«Kultura… sous influences», le titre franco-maltais de son symbolise les apports culturels des différents peuples qui ont colonisé Malte, mais aussi l’apport de la culture maltaise sur la personnalité de Michel.

Du 2 au 30 Septembre :

Ministry for Gozo, Victoria, St Frances Square – Gozo.

Du 13 Octobre au 13 Novembre :

St James Cavalier, Centre for Creativity,

Valetta – Malta

Articles de presse

Itinéraire d’un maltais inspiré

Un artiste d’origine maltais à Paris

Entre Paris et Malte : la naissance d’un artiste

Naissance d’un

Dans les veines de Michel D’Anastasio coule le sang de ses ancêtres. Maltais de Tunisie, il est pourtant né en France, tout en gardant toujours la nostalgie de la terre de ses ancêtres. De cette nostalgie est née le désir de peindre. La genèse de sa passion pour la calligraphie date de 1989 et, depuis lors, il n’a cessé de l’enrichir, grâce à son désir farouche de donner sens et forme. Cette passion s’est nourrie au contact de grands maîtres calligraphes, français et chinois, qu’il a croisés sur sa route, et qui lui ont appris à aimer la précision du geste et la noblesse des matières. Mais cette passion a aussi grandi dans le silence de son atelier, où chaque soir, il retrouvait la blancheur de la toile et du papier, et recherchait un langage pictural qui fut sien. Gaucher, autodidacte et déraciné, il a su faire de ces manques une source de créativité et de liberté : il réinvente un geste et des formes nouvelles. Il exalte les matières naturelles, pigments ou sable, expérimente des sentiers nouveaux, en intégrant dans ses œuvres la légèreté de la gaze ou la rugosité du plâtre, créant une matière qui lui est propre, géographie intime de cratères, de vallées lunaires et de sillons profonds. Et, dans cette matière, les lettres latines dessinent des signes sensuels et spirituels à la fois. Les murs millénaires de Bruges, la belle endormie, ont déjà accueilli, en décembre 2003 ses œuvres, marquées par le temps et la mémoire des siens.

Cueillir «Malte, fleur du monde»…

Car l’œuvre de Michel D’Anastasio parle aussi de déracinement et d’exil. Elle est un hommage à l’île de Malte, maintes fois parcourue, traversée, pillée, conquise et abandonnée. Hommage à sa terre craquelée par la soif, au sable rouge de ses plages, à l’argile de ses collines, à ses roches arides qu’on retrouve sur ses toiles, parcourues de reliefs, d’entailles et de signes incisés dans la matière. Hommage aux couleurs de Malte, ocre rouge, terre brûlée, bleu profond du ciel et de la mer, couleurs solaires aussi, d’une lumière qui consume puis caresse. Hommage aux poètes maltais, Ruzar Briffa et Dun Karm, qui ont chanté l’exil, le déracinement, la douleur des maltais mais aussi la beauté sensuelle et la rage de vivre. Hommage à cette langue, où confluent la douceur latine et la force des langues sémitiques. Hommage à ses propres ancêtres enfin …

Chanter l’exil

Un jour, le ramène de la plage Ramla Bay (Gozo) un peu de sable rouge et c’est ce sable qu’il dépose sur certaines de ces toiles. Le voilà qui accoste de nouveau sur cette plage. Aujourd’hui, il veut rendre à cette terre qu’il porte en lui, d’accueil et de passage, à cette langue qu’il a calligraphiée sans relâche, ce qu’elles lui ont apportée. A travers ces lettres incisées dans la matière, il renoue avec son passé et rappelle aux maltais, à l’heure où Malte s’ouvre à l’Europe, que leur île n’a pas de frontière. De l’autre côté de la mer, là-bas, sous le ciel gris de Paris, un artiste parle de ses rivages et de son passé.

Michel d’Anastasio : l’histoire d’un rêve devenu réalité

Pour ses 21 ans Michel d’Anastasio reçoit un cadeau d’anniversaire peu commun : un coffret contenant une plume et de l’encre. L’histoire commence !

Autodidacte pendant les 3 premières années, Michel progresse de concours en concours et rejoint la première association française de calligraphie : Ductus. Au cœur de cette association, Michel va rencontrer des grands maîtres calligraphes, tels que Claude Médiavilla ou Jean Larcher, auprès desquels il décidera de prendre des cours particuliers. Ses professeurs, convaincus par son talent, le pousseront à poursuivre dans la calligraphie, bien qu’il soit gaucher. La passion est là, et au rythme de 2 heures quotidiennes, Michel travaille durement sa technique et sa gestuelle. Durant cette période, Michel multiplie les travaux calligraphiques classiques, s’initie à la calligraphie chinoise et réalise notamment des compositions d’abécédaire, des travaux divers sur des poèmes ou textes variés (déclaration des droits de l’homme, charte de jumelage entre deux villes,…). Cela fait 8 ans que Michel calligraphie lorsqu’en 1997 il rencontre Kitty Sabatier, française de renom. Cette rencontre est décisive. Avec Kitty, Michel mettra au point une technique de calligraphie pour gaucher. Elle lui donnera l’envie de libérer le signe et de sortir de la calligraphie conventionnelle. C’est à cette époque qu’il recherchera de nouveaux outils pour écrire : le Coca-Pen et le cure-dents en plume d’oie, par exemple. Fort de ses divers apprentissages et de son expérience, Michel commence, à partir de 1998, à faire intervenir les pigments naturels et les matières (plâtre, gaze, feuilles de cuivre dorées, feuilles d’or et sable) pour enrichir ses créations. Michel a alors l’impression profonde d’avoir découvert sa véritable voie et se sent en harmonie complète avec son signe. Il peut à présent s’attaquer à son ambition secrète : exprimer sur la toile ses origines maltaises dont ses parents lui parlent depuis son enfance et les partager avec le plus grand nombre. En 2003, au hasard d’une rencontre sur un site de poésie maltaise, Michel rencontre Catherine Camilleri, brillante étudiante en langues étrangères et membre de l’association «Poezija Plus», qui va devenir une amie fidèle et une complice de travail essentielle pour les traductions. Avec Catherine, Michel choisit plusieurs textes ou expressions de poètes maltais, tels que Dun Karm et Ruzar Briffa. Il commence ensuite un travail de mise en forme de ces textes, avec la sensibilité d’un artiste parisien qui rêve de Malte en permanence…

«Kultura… sous influences», le titre franco-maltais de sa double , à Gozo puis Malte, est une sorte de clin d’œil… La culture maltaise d’aujourd’hui est une culture imprégnée des différentes cultures des peuples qui ont colonisé l’archipel. La culture de Michel, quant à elle, est imprégnée de culture française et maltaise… La boucle est bouclée !

Les expositions sont articulées autour de 3 thèmes :

Malte…de la colonisation à l’indépendance,

Malte…la religion,

Malte…évocations poétiques.

Quelques toiles exposées cette année à Malte ont déjà été présentées en Belgique (2003, Galerie Artonivo, Bruges) puis en France, (2004, FIAP Centre Jean Monnet, Paris, sur invitation de Monsieur Silvio BUSSUTIL, ex-ambassadeur de Malte à Paris, pour fêter les 40 ans de l’indépendance de Malte, en présence de Monsieur Jason AZZOPARDI).

Les expositions y avaient rencontré un vif succès. Aujourd’hui, avec le soutien du MCCA, du Ministère de Gozo, de St James Cavalier Centre pour la création et de Vodafone, la collection arrive sur les terres qui l’ont inspirée…

Au travers d’une cinquantaine de toiles au total, et à l’occasion des commémorations en l’honneur du poète national Dun Karm.

Michel d’Anastasio vous invite à venir partager son rêve…

Sa vision de Malte…

Laissez-vous séduire…

SPONSORS

http://www.gozo.gov.mt

http://www.sjcav.org

http://www.maltaculture.com

http://www.vodafone.com.mt

http://www.visitmalta.com

Articles de presse

Krant van west vlaanderen (het brugsch handelsblad)

Sortie le 19 décembre 2003 dans la rubrique Sortie (Uit)

Journaliste – Johan Debruyne

Chaleureuse calligraphie et géométrie verre dans l’ «-O-Nivo»

Les reflets riches en de Malte.

De la rue «de Wolle» on n’en voyait pas la fin durant le week-end. Bruges, ville d’ambiance…Se faufiler à travers les patinoires et les sculptures, et en même temps chercher quelque chose d’exposé dans les arts plastiques actuels qui soit intéressant. Et passant au dessus du Raaklijn, les femmes de Vynck suspendues, descendues des séries de photos de voyage du Bauhaus, on arrive dans l’-O-Nivo  pour de la calligraphie et du verre purifié.

Tous les mois, nous marchons à travers le choix de Calebert, nous montons les escaliers en métal noir jusqu’au rectangle blanc de l’espace d’ qui fut jadis baptisé «-O-Nivo». De l’art de niveau donc, et d’un très haut niveau même, comme le laisse supposer le jeu de mots, toujours dans le prolongement de l’artisanal de choix qui est vendu dans le séduisant étage inférieur. Comme ces récipients ovales par exemple, dans lesquels on peut conserver en même temps le café et les filtres ! Une allemande curieuse laissa subitement tomber le couvercle de ces pots, heureusement sans beaucoup de dégâts. Beau, certainement, mais peut-être pas vraiment pratique.

Il y a d’ailleurs toujours un peu de tension dans l’air là-bas, je trouve. Pas moins par temps de pluie. Ces foules admirent ces choses belles, uniques, les sachant si fragile (Tout ce qui est de valeur est sans défense…).

On a vu récemment encore de chouettes imitations de ce qu’on appelle plus classiquement des thermos isolants. L’opticien-designer brugeois Patrick Hoet avait une affinité avec la petite tasse noire.

Galerie -O-Nivo suit une ligne claire et fait attention à l’excès. Généralement c’est profitable mais souvent cet art-isanat pur se passe d’un peu de chaleur.

C’est peut-être pour cela que nous avons été charmé cette fois par l’ardeur chaleureuse qui semble bien transparaître de la calligraphie exposée. D’une part il y a le travail de verre de la jeune belge Edith Deceuninck, qui fait varier les cercles et les carrés de manière très subtile avec un verre pur sur un verre sans . Intelligent !

D’un autre côté, Michel d’Anastasio, un jeune maltais habitant Paris, laisse admirer une calligraphie particulière. Son travail est un hommage à son pays d’origine, Malte, ensuite, il y a le reflet chaleureux, contagieux de ses couleurs et la remarquable texture.

En 1989, alors qu’il avait alors une bonne vingtaine d’années, Michel d’Anastasio se procure une boîte avec des plumes particulières et un livre : ses tous premiers pas dans le monde de la calligraphie. Durant des années, il va s’exercer des heures par jour, dans un silence total. C’est seulement quand d’après lui ça commence à marcher qu’il choisit comme thème de travail trois articles de la déclaration des droits de l’homme.

Les années suivantes, son zèle et un certain nombre de rencontres vont continuer à développer son style. Ainsi il a de multiples contacts avec des calligraphes chinois et il va collaborer intensément avec le renommé français Claude Médiavilla.

Mais d’Anastasio va aussi développer une technique de calligraphie pour gauchers, alors que la poésie acquiert un coin à soi dans son œuvre. Il continue, passionné, à expérimenter les couleurs et les matières.

En 1996, le surnommé «CocaPen» (fabriqué en effet avec une canette de coca), le mène à un style d’écriture particulier qui est celui que d’Anastasio emploit aujourd’hui.

Ajoutés aux pigments et à l’usage de sable comme support, on est au point crucial de son œuvre. Jusqu’à fin janvier encore au -O-Nivo.

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